Thèmes : développement affectif et relationnel, écoles primaires, collèges

Objectif : Promouvoir la prévention en santé sexuelle et reproductive auprès des élèves et des adultes les entourant.

 

Notre contribution :

-Formation/action

-Construction de contenus pédagogiques adaptés aux spécificités des enfants selon leur âge et leur niveau

-Co-animation avec les professionnels de séances d'éducation à la santé

-Co-conception d'une boîte à outil adaptée

 

Nos établissements partenaires :

Rémire -Montjoly : collèges Reeberg Néron et Auguste Dédé, écoles primaires Jules Minidoque et  Jacques Lony.

Matoury : collège Maurice Dumesnil et  groupe scolaire Maurice Bellony


Actualités du projet

Fin d'année et remerciements

C'est la fin de la première année de ce projet pilote qui a bien débuté et qui est très prometteur, d'autant plus qu'il s'élargira en septembre prochain sur la commune de Matoury avec les collèges Dumesnil et Bellony. Un grand merci aux bénévoles qui nous ont accompagné sur cette année scolaire : Priscia, Marie-Marthe.


Réunion d'information sur la loi Schiappa le 17 septembre 2018


Carbet des parents - FAPEEG & !DSANTE

En fin d'année scolaire la Fédération Autonome des Parents d’Elèves et Etudiants de Guyane – FAPEEG - a organisé un « Carbet des parents » à l'école Maurice Bellony de Matoury pour aborder la thématique du harcèlement.Pour ce faire la fédération de parents d'élève a sollicité l'intervention del'association IDsanté, ainsi que l'équipe Equipe Mobile de Sécurité (EMS) duRectorat et la médiatrice scolaire de l’établissement.

 

D'abord à l'écoute et attentifs aux dispositifs existants pour protéger  leurs enfants du harcèlement, les parents ont ensuite apporté leurs témoignages, leurs questionnements sur le sujet. Ils ont pu échanger, se  rassurer, découvrir qu'ils n'étaient pas seuls face à ce phénomène qui peut prendre diverses facettes.Certains signes tels que la baisse des résultats scolaires, le fait de ne plus avoir envie d'aller à l'école doivent alerter les parents, qui peuvent s'adresser en premier lieu au responsables de l'école, aux parents d'élèves FAPEEG, ou à l'infirmière scolaire pour être accompagnés face à ce phénomène.

 

A cette occasion, !Dsanté a pu également les informer sur le partenariat contractualisé avec la FAPEEG et leur présenter les grandes lignes du projet l'Ecole Sexprime. Celui-ci débutera à la rentrée de septembre 2018 à l'école Maurice Bellony ainsi qu'au collège Maurice Dumesnil- Concorde. Il a débuté dans 4 établissements scolaires  de Rémire Montjoly depuis 2017.

 

Ce projet vise à acquérir les compétences pycho-sociales nécessaires pour permettre aux enfants de gérer leurs émotions tout en étant sensibilisés à la vie affective et sociale. Il s'adapte à l'âge et aux connaissances des enfants en respectant leur développement intellectuel, émotionnel et physique. Il leur permet d'avoir les bases nécessaires pour réagir face à des situations et des comportements à leur égard qui pourraient leur porter 

pourraient leur porter préjudice personnellement ou à un de leur camarade.

 

 

 

Pour tous renseignements sur le projet l'Ecole Sexprime, contactez Pauline Joliot au 0694 24 49 91 ou joliot.pauline@idsante.eu

 


Déroulé d’une séance-type visant à promouvoir l’égalité filles-garçons

L’Ecole Sexprime c’est avant tout une pléiade d’animations ayant pour but de sensibiliser les enfants à des enjeux sociétaux comme l’égalité fille-garçons, le rapport au corps, le harcèlement, le respect, ou encore la tolérance.Mais comment se déroulent ces animations ? A travers la description d’une séance sur le thème de l’égalité fille-garçon, ayant eu lieu en mars dernier au collège Néron, voici un peu l’état d’esprit dans lequel nous adaptons notre pédagogie lors de nos activités.

 

Il faut savoir que chaque séance se déroule en 3 étapes : la phase de découverte, pendant laquelle nous allons faire se questionner l’enfant par rapport au sujet abordé, la phase explicative qui a pour but d’apporter à l’enfant des éléments de compréhension sur le sujet en question, et enfin la phase appropriative par laquelle nous évaluons la compréhension de l’enfant et l’assimilation des informations fournies pendant la séance. Ces séances s’inscrivent ainsi aussi dans le cadre du Parcours Educatif de santé.

 

Déconstruire les stéréotypes de genre par le jeu

 

Durant la première phase, nous invitons les élèves à se positionner face à une dizaine d’affirmations liées aux stéréotypes de genre. Cette activité s’appelle le débat mouvant : disposés l’un derrière l’autre, les élèves sont invités à se déplacer à droite ou à gauche en fonction de leur accord ou pas à l’affirmation exposée. Ils doivent ensuite argumenter leur choix auprès des autres. Voici quelques phrases types : « en amour, c’est aux garçons de faire le premier pas », « les filles qui jouent au foot sont des garçons manqués » … Nous valorisons ici la construction d’argumentaires visant à susciter le débat. Cette animation s’intègre très bien aux programmes de français du collège.

 

Ensuite, lors de la deuxième phase, nous projetons  une vidéo explicative sur les notions de stéréotypes, de genre, du libre-arbitre, du poids de la société sur nos choix.  Il s’agit ici de faire prendre conscience aux élèves des représentations de genres individuelles ou sociétales.

 

Enfin, la dernière activité est la mise en pratique de ces deux premières phases : à partir d’affiches publicitaires, nous invitons l’enfant à analyser les messages de genre qui sont véhiculés pour ensuite proposer sa propre version d’une publicité neutre de genre. Voici quelques rendus de ces travaux travaillés en cours d’arts plastiques :