Venez découvrir les portrait des bénévoles de l'association chaque                                                            mois !

AOUT 2018


 

Hey ! Je m’appelle Capucine Dao, j’ai 22 ans, et je suis bénévole pour !Dsanté depuis décembre 2017.

 

 

 

Mon parcours ?

 

J’ai d’abord fait une prépa littérature à Paris tout en réalisant mon intérêt grandissant pour le domaine de la santé. Je me suis donc lancée dans un master en Affaires Publiques spécialisé en Santé en septembre 2016. Après avoir validé le M1, j’ai décidé de faire une pause d’un an, et j’ai connu !Dsanté par hasard, en errant une énième fois sur Internet à la recherche de stage/service civique qui me motivaient ! J’ai candidaté direct et 1 mois et demi plus tard j’y étais.  Arrivée en juin 2017 en Guyane, j’ai fait mes débuts dans l’association en tant que service civique avec pour mission l’évaluation du projet OCS (Oyapock Coopération Santé). J’ai ainsi participé à la co-création de l’enquête CAP (Connaissances, attitudes et pratiques) avec Aurel Carbunar, un autre bénévole, et ai aidé à la rédaction d’appels à projets. Avec une équipe de bénévoles brésiliens nous avons administrés les questionnaires de l’enquête CAP auprès de la population de Saint-Georges. J’ai donc pas mal navigué entre Rémire-Montjoly et Saint-Georges, ville coup de cœur dans laquelle je me suis beaucoup plu.

 

 

 

Bien que l’organisation ai été un peu compliquée à l’époque (l’association n’avait qu’un an, les locaux étaient encore chez Sophie), j’ai vraiment vécu une expérience forte dans l’association, et après ces 6 mois du service civique, je ne me voyais pas la quitter surtout après avoir vu l’importance du travail des bénévoles. Cela m’a par ailleurs conforté dans le fait que l’associatif est un milieu dans lequel je me sens bien. Je continue donc en tant que bénévole, à distance depuis Paris, en offrant des conseils aux personnes souhaitant travailler à !Dsanté, en continuant la rédaction d’appels à projets et en assurant la continuité de l’évaluation du projet OCS.

  

Aujourd’hui, si je devais résumer l’association en 3 mots je dirais :

Audace

Effervescence

Equipe féminine

 

SEPTEMBRE 2018


 

Témoignage d’Aurel, 31 ans, bénévole de l’association.

 

 

 

Qu’est-ce que tu fais à !Dsanté ?

 

Je participe à l’étude sur les Connaissances Attitudes Pratiques (CAP) du projet Oyapock Coopération Santé (OCS). Cette étude repose sur une enquête pour évaluer les CAP autour de la santé sexuelle et reproductive et plus particulièrement du VIH/Sida et de la contraception et fait partie de l’évaluation du projet. Je participe à ce projet à Cayenne avec d’autres membres de l’association services civiques ou bénévoles, principalement Capucine, Anne-Laure et Richard et en lien avec l’équipe de St-Georges. L’étude a connue quelques retards, notamment parce qu’elle demandait plus de temps que prévu au départ. La saisie et le nettoyage des données ont été un véritable cauchemar mais sont quasiment terminés et les premiers résultats devraient d’ailleurs bientôt arriver.

 

 

 

Comment es-tu arrivé dans l’association ?

 

J’ai rencontré Sophie pendant mes études universitaires en Santé Publique en 2010-2011 au Kremlin-Bicêtre. On s’est retrouvé un peu par hasard en Guyane, je crois que c’était en 2015, environ 6 mois après mon arrivée, à une réunion sur la périnatalité. Elle m’a sollicité en 2017, pour que je donne un coup de main technique et scientifique à Capucine qui devait conduire l’étude CAP.

 

 

 

Et as-tu d’autres choses à nous dire ?

 

Oui, Plein !

 

Actuellement je suis à la recherche d’un emploi et en attendant, je souhaite me lancer dans une activité en indépendant : études statistiques, traitement de données, etc…

 

Par ailleurs, je suis intéressé par la promotion de la santé et les actions faites par l’association, je m’interroge sur la psychologie de l’engagement et l’accompagnement au changement de comportements.

 

Je suis aussi très intéressé par la qualité de vie au travail, je pense que le sujet est de première importance en Guyane. Je réfléchis activement à la mise en place d’une enquête à ce sujet, dans ou à l’extérieur de l’association.

 


OCTOBRE 2018


 

 

 

Témoignage de Marie GAY, présidente et co-fondatrice de l'association

 

Quel est ton parcours Marie ?

 

J’ai toujours baigné dans le monde de la santé : mes parents sont médecin et psychologue. Mais je n’ai jamais voulu y travailler à vrai dire. Je suis « tombée dedans » par le biais de la géographie de la santé qui m’a amené à m’interroger sur le nombre et la répartition des médecins en France : permettent-ils de répondre aux besoins de la population ? J’ai démarré ma vie professionnelle en navigant sur différents postes opérationnels en France et en Belgique : réaliser un tableau de bord transfrontalier de la santé, créer un réseau ville-hôpital de prévention du suicide, etc. Mais je commençais à m’ennuyer « en version mono-projet », alors je me suis orientée vers le conseil, ce qui me permettait de mener plusieurs missions en parallèle.

 

Peux-tu me dire en quoi ça consiste ?

 

En tant que consultante en santé, j’accompagne des clients sur des projets, apportant tantôt mon expertise thématique, un soutien méthodologique ou encore en mettant mon réseau d’acteurs au service du projet. Je dirais que la singularité des projets en santé, c’est la « mise en musique » de partenaires, dont les fonctionnements, la culture, les enjeux différent, et sont parfois difficilement convergents. Cela se traduit par exemple par de l’assistance d’entreprises dans la définition de leur politique handicap, dans la conception et le montage d’un projet innovant en santé/social (tiers payant généralisé, service d’aide à domicile, etc.). C’est très vaste !

 

Et comment as-tu connu Sophie ?

 

J’ai été son enseignante en gestion de projet dans le master 2 Méthodologie d’Intervention en Santé Publique en 2011. Quand elle est arrivée en Guyane et s’est rendu compte des besoins en santé sur le territoire, elle m’a sollicité pour que je l’aide à mettre en œuvre ses idées.

 

Combien de temps le projet !Dsanté a mis à se monter ?

 

C’est le projet Oyapock Coopération Santé qui est à l’origine de l’Association !Dsanté. De l’émergence de l’idée à l’obtention des financements, cela a duré un an et demi, période au cours de laquelle !Dsanté a été créée pour porter le projet C’est très rapide pour un projet de cet ampleur ! Mais il est vrai qu’il y avait l’urgence des défauts de soin.

 

 

 

Est-ce que ça a été difficile de te convaincre de devenir bénévole ? 

 

L’enthousiasme de Sophie m’a facilement convaincu ! Et à vrai dire, j’étais déjà sensible à l’idée de donner de mon temps sur un projet, cela faisait partie de mon parcours et de mes valeurs.

 

 

 

Et quelles sont tes missions au sein de l’association ?

 

Elles évoluent : au début j’étais surtout en charge du cadrage du projet OCS et de sa formalisation puis j’ai apporté mon expertise pour tout ce qui relève de la structuration, de l’organisation et de la gestion administrative de l’association. En parallèle, j’ai eu des missions plus ponctuelles, comme initier l’évaluation du projet OCS ou assurer un appui en terme de communication en présentant certains projets en Métropole, comme quoi la distance peut finalement se révéler aussi être un avantage en terme de complémentarité. Aujourd’hui, j’assure les missions de Présidente de l’Association, en étant très fortement soutenue par l’équipe et les autres membres du CA.

 

Quelle est l’originalité de l’association selon toi ?

 

Selon moi, cette association est innovante car elle part des besoins du territoire et de l’observation des moyens présents sur ce dernier pour y répondre. Elle a su se « professionnaliser » rapidement, malgré un recours très important au bénévolat, ce qui a sans doute servi de tremplin à son développement. En tous cas, c’était une vraie volonté de ma part ! Bien qu’isolée, l’association a très rapidement été reconnue et soutenue des partenaires opérationnels et institutionnels. De cette confiance, Sophie a su faire naitre une réalité de terrain, faire venir des compétences en bénévolat en peu de temps. C’est une petite idée qui a grandi : autour du projet initial OCS se sont développés d’autres projets. Je pense que le territoire a besoin d’autres structures de cette forme.

  

3 mots clés pour décrire l’asso ?

 

-Innovante, de par son modèle. L’association souhaite redonner sens au bénévolat : mettre ses compétences au service de l’associatif et pas seulement de son temps.

 

-Utile, à la fois pour les populations auxquelles ses actions bénéficient et pour ses membres. J’ai beaucoup appris des bénévoles, cet engagement est un constant enrichissement au niveau de la vie personnelle, une acquisition de diverses compétences que tu peux réutiliser plus tard.

 

-Un pari. J’espère qu’elle éveillera une envie d’engagement citoyen chez les jeunes diplômés qui la rejoignent ou qu’ils auront envie de développer un modèle similaire ailleurs. On est là pour semer des graines, initier l’effet papillon.